Municipales 2026
Le scandale du chauffage urbain !!
Le scandale du chauffage urbain
Une gabegie financière de ~57.000.000 €uros
Une perte de puissance installée de 17 MW
Le scandale du chauffage urbain est le fruit de l’incompétence et de la malhonnêteté, de complicité actives et/ou passives, un cumul de conflit d’intérêt, de discrimination, de délit d’octroi, de favoritisme et de corruption. Ces fautes et délits se situent à tous les stades et strates de l’administration et du paysage politique, car tous les acteurs politiques d’hier et d’aujourd’hui ont une responsabilité partagée dans ce dossier. Tous ont eu à connaitre les faits mais aucun n’a fait les signalements ad hoc à la justice (article 40).
Le collectif de défense des utilisateurs du Chauffage Urbain de Clichy, que j’ai présidé de 2018 à 2025, au terme d’une longue procédure a, par un jugement en audience publique du 9 décembre 2014, obtenu entre autres la Résiliation de la délégation de service publique (DSP) et la Résolution du protocole de transaction signé avec le délégataire. Sans honte, la municipalité s’est vantée d’avoir remporté une victoire qui n’était pas la sienne et que ce sont bien ses décisions qui ont été contestées et annulées.
A présent, les nouveaux problèmes sont liés au fait que la municipalité ait renoncé à faire appel d’une décision qui a fait courir le risque de devoir acquitter, au prestataire évincé (SDCC), trente-deux millions (32.000.000) d’euros en dommages et intérêt divers et de cinq millions (5.000.000) d’euros à titre provisionnel au titre des « biens dit de retour » !
La municipalité ne nous a pas tenu informés des suites données ni de l’état de ce dossier.
La chaufferie exploitée par la SDCC comprenait une (1) chaudière gaz-fuel de 17 MW (CH1) + 2 chaudières gaz-fuel de 35 MW (CH 2 et 3) soit 87 MW. La chaudière de 17 MW a été remplacée par une chaudière de 7 MW !
Question : Pourquoi cette diminution de puissance de 10 MW ?
Réponse : pouvoir dire que 50% de l’énergie fournie était renouvelable (bois) et ainsi bénéficier d’un taux de TVA à 5% au lieu de 20%. Le SDCC s’était engagé à opérer une réduction des tarifs de 10 à 15 %. En réalité il n’a opéré aucune réduction mais une escroquerie à la TVA et aux subventions de l’ADEME dont il ose demander le remboursement sous couvert des « biens de retour » !
Les chaudières démantelées appartenaient à la commune. La SDCC devait les rendre en fin de contrat à l’état totalement opérationnel ! Ce remplacement de chaudière est en réalité une diminution de la puissance installée alors que le réseau est encore aujourd’hui en pleine expansion. C’est aussi une perte financière que l’on peut estimer à ~dix millions d’euros. A ce montant il convient d’ajouter celui de la chaudière Biomasse aussi à environ 10 millions d’euros. De plus, lors de la reprise de DSP par la société Ceve, le nouvel exploitant a dû investir encore 3 millions d’euros (3000.000 €) car cette chaudière dite « biomasse » ne fonctionnait pas. Néanmoins, son prédécesseur a demandé le remboursement de 5 millions d’euros (5.000.000 €) !!
En réalité cette chaudière biomasse, voulu et appelée de ses vœux par le maire actuel, a fonctionné à temps partiel seulement une huitaine d’années au terme desquelles il a décidé de l’arrêter en raison selon lui de la pollution par des microparticules dans un secteur résidentiel incluant des crèches, garderie, … ! Dans mes observations au commissaire enquêteur lors de l’enquête publique en 2014, tout cela avait été dénoncé mais le maire actuel comme son prédécesseur ne voulait rien entendre car il en avait fait un argument de campagne.
Les conséquences techniques et financières de ces errements ont un cout de l’ordre de 57.000.000 € et une perte de la puissance installée d’abord de 17 MW.
Pour remédier à ces suppressions d’équipement appartenant à la commune et à la réduction de la puissance installée qui en a résulté, le prestataire doit à présent faire appel à la fourniture de chaleur par la CPCU, compagnie parisienne de chauffage urbain, qui vend sa vapeur au prix fort.
Cela se traduit par une augmentation de 40 à 70% de la facture chauffage des usagers mais aussi des bâtiments communaux. Le contribuable est ainsi doublement pénalisé une fois à titre privé et seconde fois au titre de contribuable.
A cela se rajoute la perte de chance de récupération d’énergie décarbonée des eaux grises du SIAAP ~ 1 à 2 millions de mètre cubes/jour d’effluents et de celle du plus grand Datacenter d’Europe alors installé à Clichy. Exit également les perspectives de ressources géothermiques profondes. Autant de solutions que le maire actuel jugeait utopiques !
A présent, si nous voulons restaurer la puissance de cette chaufferie centrale déplacée sur un site approprié, combien cela coutera-t-il encore au contribuable ?
En juillet 2025, la maire de Levallois, madame Agnes Potier Dumas, a annoncé avoir fait siennes les solutions préconisées en 2014 à Clichy. La presse écrit « Le chantier du chauffage ravive les tensions entre Clichy et Levallois », un chantier lancé avec Idex censé verdir le réseau grâce à la Géothermie et la chaleur du Data center qui se trouve sur le territoire de Clichy. Le maire clichois déclare urbi et orbi « je m’opposerai à ces travaux » ou encore « je résisterai à ces projets ». Monsieur Muzeau a ignoré et snobé les personnes compétentes préférant écouter des « sachants » autoproclamés incompétents. In fine, ce sont les clichois et les clichoises qui en payent les conséquences.
Trop tard monsieur le maire ! Vos rodomontade ne serviront à rien. Vous avez fait perdre de nombreuses opportunités aux clichoises et clichois !
Pour ma part, plutôt qu’une confrontation, je préconiserai un collaboration dans le cadre d’un partenariat Clichy Levallois.
PETIT HISTORIQUE DES FAITS,
– En 2008, l’adjoint actuel au finance de Clichy, alors dans l’opposition déclarait dans sa propagande de campagne électorale :
o Chauffage urbain de Clichy : Pourquoi les clichois paient trop chers ?
o Les erreurs de la gestion municipale …//… blablablabla
Le 2 février 2017, le vote d’une décision modificative du budget 2017, par le conseil municipal, vote à la majorité, étant précisé que le 1er adjoint, employé d’Engie, ne participant pas au vote, permit de verser 5 000 000 € au prestataire de service du chauffage urbain sans qu’un jugement ne l’y contraigne !
En 2021, la mairie souhaita diversifier les sources d’énergie en récupérant la chaleur produite par les eaux usées du SIAAP. Trop tard ! L’état d’avancement des travaux du SIAAP ne le permettait plus ! Ce qui était envisageable en 2014 ne l’était plus en 2021 !
Par suite de ces échecs à répétition, faisant le constat de l’impossibilité de disposer de l’énergie des eaux usées du SIAAP, et de récupération d’énergie auprès du Syctom, un avenant à la délégation de service pour la gestion et l’exploitation du réseau de chaleur de Clichy la Garenne a été signé avec Céve remplaçant les tarifs du contrat du 1er mai 2016 et à effet du 1er janvier 2025.
CONSEQUENCE : AUGMENTATION 40 A 70% DE LA FACTURE CHAUFFAGE
– En 2025, la CSF
Alerte chauffage urbain : Qui va payer l’augmentation ?
Ce qui est dit pour le chauffage urbain
Est également vrai pour l’électricité et l’éclairage public !
Le moment est venu de dire Stop à ce gâchis, stop à l’amateurisme.
Il est temps de retirer à ces élus le droit continuer à gérer notre ville !!
